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Mémorial à Sorano : Ndiaga Mbaye, un virtuose du verbe célébré
Source : (lesoleil) - Publié le : 19/02/2014 - 11h 05   
 

La compagnie nationale Daniel Sorano, et particulièrement sa troupe lyrique, était sur la scène, vendredi soir, pour célébrer le mémorial dédié à l’un de leur ancien pensionnaire, le célèbre El hadji Ndiaga Mbaye, chanteur traditionnel de grand talent et au verbe trempé dans la sagesse wolof. 
Sorano, à travers son Ensemble lyrique, s’est souvenu, vendredi dernier, de feu El hadji Ndiaga Mbaye qui nous a quittés il y a de cela huit ans et qui fut l’un des plus grands chanteurs que l’Ensemble lyrique ait jamais connu depuis sa création en 1965. 
Ses épouses, fils, filles, parents et amis ont ainsi tenu à marquer de leur présence ce mémorial. Il nous a quittés, mais ses paroles continuent de nous éveiller. On se rappelle cette reconnaissance unanime du talent de ce grand chanteur doublé d’un parolier hors pair. L’homme s’est révélé au grand public grâce au président Léopold Sédar Senghor en 1969, alors qu’il venait d’achever la durée légale de son service sous les drapeaux de l’armée nationale.  Le chanteur s’est très vite fait remarquer par son charisme et les centres d’intérêt de ses morceaux étaient l’objet de discussion et de débats dans les cercles de causerie.   
En hommage à ce talent, des prestations signées Attia Wéllé, Mada Bâ, Ndèye Fatou Ndiaye, Maty Thiam Dogo, Marie Ngoné Ndiaye ont égayé le public d’un soir à Sorano. 
Son fils, Pape Mbaye, vit toujours avec un souvenir très vivace. Pour lui, les textes des chansons de son père continuent de résonner dans ses oreilles. Sa sœur, Fatou Cissé Mbaye, partage le même sentiment. Elle se souvient surtout de son père cet homme généreux dans l’âme et qui n’attendait rien des autres en retour.  « Nous essayons de notre mieux à préserver son legs », confie cette musicienne en herbe. 
Le frère de Ndiaga, Ahmadou Bamba Mbaye, déclare que le talent du parolier s’est bâti sur une patience doublée de persévérance. Il est persuadé que nombre de musiciens sénégalais ont été influencés par son frère.    Quant au directeur de la Compagnie théâtrale nationale Daniel Sorano, Massamba Guèye, le défunt a marqué l’Ensemble lyrique de par sa touche empreinte de qualité artistique. Il a indiqué que Haj Ndiaga, comme on l’appelait souvent, faisait des chansons thématiques. M. Guèye ajoute que le regretté nous a interpellés sur des questions liées à l’unité et à la valeur. 
A travers la personnalité de Ndiaga Mbaye, il y voit un homme ancré dans ses origines. « Ndiaga était un parolier, un philosophe et un sage », témoigne Massamba Guèye. 

Serigne Mansour Sy CISSE

 
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