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Sorano sur les traces du Président Senghor
Source : (sudonline.sn) - Publié le : 20/02/2014 - 09h 53   
 

Le théâtre national, Daniel Sorano a présenté hier, mercredi 19 février 2014 le tout nouveau répertoire de son ballet «La Linguère » à la presse nationale. Une représentation qui rend hommage au président poète sénégalais, feu Léopold Sédar Senghor. La prestation pour le grand public est prévue le 22 février 2014 à Sorano même.

«Ce qui nous lie» est la nouvelle création du ballet national dont la générale presse a été donnée hier, mercredi 19 février dans les locaux du Théâtre national Daniel Sorano devant un parterre de journalistes culturels pour un avant goût avant la première représentation prévue le 22 février prochain. Dans cette création, les aspects traditionnels des différentes ethnies sont représentés.

Ainsi, la scène démarre avec le chant du coq qui annonce le début d’une journée de labeur pour les femmes, rythmée par des chants et des danses le tout placé dans un environnement bucolique. Chaque ethnie à sa manière de soulager les rigueurs de la tâche ou de fouetter l’ardeur au travail. Toute une énergie puisée dans la culture. Juste pour montrer que «ce qui nous lie» n’est rien d’autres que cette culture qui est transversale et qui permet d’unir les peuples. Selon les organisateurs, «ce qui nous lie» est, d’abord une fusion entre la danse traditionnelle, le Théâtre, le lyrisme et la danse moderne.

Pour le directeur de Sorano, Masamba Guèye, « ce qui nous lie » est un appel pour le développement de notre pays par un retour aux champs, à la pêche qui sont les sources de développement de notre économie. C’est aussi un appel à la paix sociale et à la cohésion entre les différentes ethnies du pays».

Ce nouveau répertoire se déroule en cinq (05) tableaux et mobilise six (06) ballets. La directrice du ballet «La Linguère», Ndeye Banna Mbaye laisse entendre « que l’objectif est de s’ouvrir à la modernité tout en gardant l’authenticité des traditions. Et le choix de miser sur une jeunesse qui compose le ballet entre dans ce cadre». En attendant la prestation du 22 février, les répétitions se poursuivent au théâtre national. Toutefois, le directeur général renseigne que ce nouveau répertoire entre dans le cadre des 50 ans du théâtre et la particularité réside dans l’hommage rendu au Président Senghor qui fut un homme de culture. Soulignons que le ballet “La Linguère“ a sillonné le monde : Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Israël, Italie, Mexique, Pays-Bas, Chine, Brésil sans oublier l’Afrique.

Un parcours marqué par de nombreuses récompenses, depuis le Grand Prix du Festival de Carthage (1970) jusqu’au Prix du Festival Manosque (1998) en passant par le prix du meilleur ballet au Festival de la ville de Los Angeles (1995). « Depuis 1961, “La Linguère” a effectué plus de 200 mois de tournées, produit plus de 6000 représentations devant plus de 10.000.000 de spectateurs de plusieurs pays, parcours émaillé de flatteuses critiques de la part de la presse internationale. » renseigne M. Guèye.

 
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